jeudi 10 mai 2012

Mae Geao

Jeudi soir, 19h52:
Mae Geao, femelle éléphant de 89 ans vient de mourir il y a 20 minutes. J'ai vu Lek lui fermer les yeux et ça m'a ému. Elle sera enterrée sur le lieu de sa mort demain.

La nouvelle s'est répendue rapidement dans tout le camp. Le silence est de plus en plus lourd.

Mae Geao était le plus vieil éléphant du camp.

Vendredi matin, 9h00:
Mae Geao a été enterrée ce matin. Ils ont creusé un gros trou et ils ont mis son immense corps inerte dedans. Deux monks ont prononcé des paroles afin que son esprit se libère de son difficile passé et ère librement. Lek est descendue dans le trou, a déposé des bananes sous sa trompe. Son mahout est resté de glace, j'ai pensé à lui.

J'ai versé une larme discrète.

Puis Mae Geao est disparue sous la terre à jamais.

Nous sommes retournés au travail sous un soleil cuisant, une triste journée au Nature Elephant Park.

La tombe de Mae Geao


mardi 8 mai 2012

Nature Elephant Park


J'ai ramassé de la crotte d'élephant ce matin. Chaque crotte est grosse comme un melon et ça sent le fumier. Il y a environ cinq crottes par tas... Et chaque éléphant fait plusieurs tas dans la journée...

Un éléphant, ça mange 10% de son poid chaque jour et ça pèse entre 2 et 4 tonnes. Ça mange 18hrs par jour.

Il ne reste que 30 000 éléphants asiatiques. Il y en a 35 ici.

Il y a aussi 200 chiens.

Ils ont tous reçu des vaccins pour la rage alors j'ai le droit de les flatter... Mais ils sont vraiment sales...

Il y a des chiens à 3 pattes, il y en a un avec juste un oeil. Il est vraiment laid, mais il est super gentil. Je me dis qu'il doit être flatté moins que les autres alors j'essaie de passer un peu de temps avec lui.

Il y en a une soixantaine en liberté. Ils sont partout, ils dorment sur les tables la nuit. Des fois ils se battent... Ça c'est moins l'fun, mais ça ne dure jamais longtemps...

Les éléphants aussi des fois, ça devient fâchés. Il y en a un qui a presque chargé le tracteur à merde ce matin. Hier il y a eu une altercation entre trois éléphants. On a vu ça de loin, c'était vraiment impressionnant. Ce qui est impressionnant aussi, c'est de voir leur entraîneur les arrêter, seulement au son de la voix. Ils sont petits et agiles, ils n'ont peur de rien et les éléphants les écoutent. Ils n'ont que des bananes ou des citrouilles pour se faire entendre...

Il y a aussi quelques chats et des buffles... Tous rescapés d'une catastrophe ou de travaux forcés...

Si j'étais venue ici avant, je n'aurais jamais fait mon trek d'une journée. On apprend toutes sortes d'horreurs sur les méthodes d'entraînement. Tous les camps d'éléphants te disent que leurs éléphants sont rescapés de travaux forcés et qu'ils sont maintenant heureux et bien traités, mais je doute que ce soit vrai dans tous les cas. J'ai eu l'impression de faire mon trek sur un éléphant heureux, mais là, j'avoue que je ne le sais plus...

Mais le pire, ce sont les éléphants de show...

Ils ont tous subi le même entraînement horrible et continuent à être maltraités tous les jours, ils font de la peinture ou jouent au football... Mais le "behind the scene" est beaucoup moins sympathique, et ça ben il n'y a pas grand monde qui le sait... C'est le dark side des éléphants de la Thaïlande.

Les éléphants en Thaïlande, faut que ce soit rentable... Les bébés valent une petite fortune. Tu peux faire beaucoup d'argent avec un show d'éléphant. Tu peux aussi le vendre en Birmanie pour le deffrichage, c'est illégal en Thaïlande depuis 1995, mais c'est encore légal en Birmanie.

Bon assez de drame...

Mon programme d'aujourd'hui:
1ère vraie journée de travail...

- Ramasser de la crotte d'éléphant
- Décharger un truck de bananes
- Lunch
- Nourrir deux éléphants pendant un traitement vétérinaire (aujourd'hui, concombre et bananes)
- Nourrir un autre éléphant parce qu'il faut bien que ça mange (lui aussi concombres et bananes)
- Décharger un truck de citrouilles (il y en avait en titi!)

Je suis épuisée et vraiment sale. Les mouches tournent autour de moi...

Première vraie journée terminée. Il est 16h30.

Il me reste à aller flatter quelques chiens... Et sûrement quelques chats aussi (mais peut-être pas celui qui m'a mordu hier...)

Ensuite, douche!

Suis bien ici, malgré qu'il y a plein de bibittes la nuit... J'haïs les bibittes... J'haaaaaïïïïïs çaaaaaaaa!

Ciao!

Miss Anne

Je n'ai pas accès à un ordi, mais je mettrai des photos dès que possible...



samedi 5 mai 2012

Pai ou le royaume du baba cool

La vue du Darling View
La piscine du Darling View

Pai
Après 3hrs de courbes et deux gravols, je suis arrivée au royaume du baba cool.

Pai, petite ville fraîche et charmante au coeur des montagnes est envahie par des touristes hippies.

Ils sont plus ou moins jeunes, végétaliens, boostés au ginseng, ils sentent le patchouli et portent des grands pantalons de coton bruns ou oranges à motifs, parce que c'est vraiment confortable.

Ils sont français, allemands, américains, hollandais. Et il y a aussi Bubu le mexicain.

À Pai, tu peux acheter des bracelets de cuir, des mocassins et tu peux te faire faire des dreadlocks ou des tresses dans les salons de coiffure.

Même les thaïs ont des looks à la Bob Marley.

Et tout le monde est suuuuuper relax. C'est une bonne place pour "chiller" avec tes chums, pour trouver du "weed" et pour partager les expériences spirituelles que tu as vécues ou que tu comptes vivre en Inde.

C'est comme un Val David en plus gros. C'est super peace.

J'ai habité au Darling View. La propriétaire se fait appeler Darling et elle Darlinge tout le monde. Ça donne des phrases du genre:

"Darling! Another canadian darling is comming!"

Du grand balcon tout en bois, on profite d'une vue hallucinante sur la ville et les montagnes. Ils ont une petite piscine pour que les darlings puissent se rafraîchir et les lits des dortoirs en bambou sont immenses. Les darlings peuvent dormir en étoile dans leur lit.

Ils vont aussi chercher les darlings qui arrivent à la station d'autobus en mobylette.

Et il y a des vaches qui meuglent durant la nuit et qui empèchent parfois les darlings de dormir.

J'adore cette auberge, je pense que c'est le paradis des darlings.

Je suis rentrée à Chiang Mai aujourd"hui (3hr de courbes + 2 gravols).  Darling est venue me reconduire à la station d'autobus en mobylette.  Lorsqu'on s'est dit "aurevoir", elle s'est mise à pleurer.  Ne sachant que faire, je me suis mise à pleurer aussi. C'est pas mal émotif des darlings! 

Lundi matin, je commence une semaine de bénévolat dans un centre qui sauve des éléphants. Ça risque d'être une très grosse semaine et j'ai très très hâte!

www.elephantnaturepark.org

Ciao!

Darling





dimanche 29 avril 2012

Le trek de la mort!

1ere journee


2e journee


J'ai pas toujours des bonnes idées... Des fois, on dirait que je ne réfléchis pas, ou pas assez en tous cas.

Faire un trek de deux jours, en montagne à 40 degrés celsius, pour une canadienne habituée à marcher dans la neige, c'est une de mes merveilleuses idées où j'ai pas trop réfléchis...

On était quatre à pas trop avoir réfléchi.

C'est honnêtement le trek le plus difficile que j'ai fait. La première journée, on a monté la câline de montagne en pente raide pendant 1h30, puis on a marché une autre heure et demie après pour atteindre le village où on a passé la nuit. J'ai bu trois litres d'eau en 3 hrs de marche. Je me suis transformée en machine à vapeur. J'ai JAMAIS eu chaud comme ça dans ma vie. J'ai pensé que je ne me rendrais pas.  J'ai passé mon temps à essayer de prendre mon temps pour ne pas tomber, à compter les pas avant d'arriver.

Le guide marchait en gougounes, il marchait vite, sans trop regarder en arrière.  Évidemment, il le fait souvent, lui, le trajet.

Nous, les quatre zoufs, on avait peine à le suivre.

La deuxième journée a été un peu moins difficile et le paysage était nettement plus intéressant. Nous avons marché environ 2h30. Le terrain était plus dangereux. Nous avons atteint une petite cascade où nous nous sommes baignés.  Le bonheur de rentrer dans l'eau fraîche!

La marche s'est terminée à l'heure du dîner. J'étais contente, j'étais fière de moi, mais j'ai commencé à avoir mal au coeur à cause de la chaleur. Je n'arrivais pas à me rafraîchir, malgré l'eau fraîche que je me versais sur la tête.

Puis, on est allé visiter un zoo humain...

Vous avez bien lu...  Un zoo humain...

En fait, ils nous ont vendu ça comme un village de "hill tribes" (tribus des montages, il y a plusieurs groupes différents, un peu comme au Vietnam).  Mais ce que j'y ai vu m'a mise bien mal à l'aise...

Comme dans un zoo, tu payes à l'entrée.  Le village, c'est en fait des boutiques avec des madames de chaque tribu.  Il y a la madame "long neck", puis la madame "big ears", puis la madame Karen...

Ils ont pris des "spécimens" de chaque tribu et les ont parkés dans un faux village...

Il y a un guide avec toi qui t'explique les différentes traditions en pointant les femmes du doigt.  Tu peux les toucher, prendre des photos avec les enfants...  Comme les petites chèvres dans un zoo!

J'avais deja mal au coeur, mais là j'ai été carrément écoeurée. Je n'ai pris aucune photo et j'ai attendu que ça finisse...

On m'a déposée à l'auberge, j'ai pris une douche froide et je suis restée dans mon dortoir à l'air climatisée de longues minutes.  J'ai commencé à me sentir mieux.

Le soir, j'ai bu deux bières avec des gars rencontrés dans mon dortoir.  Le lendemain, j'ai eu la gueule de bois très très fort. Ma théorie, c'est que j'étais complètement déshydratée de mon trek.  Je suis restée couchée pas mal toute la journée.  J'avais pas envie de chaleur, j'avais besoin de me reposer et de boire de l'eau.

J'ai commencé à me sentir mieux le soir venu, et je me suis dit que le trek, c'était finalement pas une super idée.  J'ai atteint une autre de mes limites...

Mais voyager c'est fait pour ca y paraît...  Pis ça fait des maudites belles photos!  Je vais me rappeler ce trek toute ma vie...

Ciao!

Miss Anne

dimanche 22 avril 2012

Yes but it is low season!

Un "truck" a Chiang Mai

Un tuk-tuk a Luang Prabang
J'aime prendre les transports collectifs sur de courtes distances quand je voyage. En général, c'est ingénieux, efficace et peu couteux. Ça permet d'être un peu plus proche de la population locale et c'est souvent une expérience en soi. J'ai aimé les colectivos au Mexique, les vieilles voitures taxis collectifs de Cuba. Ici en Asie du sud est, c'est différent dans chaque pays.

Au Vietnam, le moyen le moins couteux et le plus rapide pour se rendre d'un endroit à un autre, c'est d'embarquer derrière un gars sur une moto. En ce qui me concerne, je n'oublierai jamais mes trajets de moto à Saigon.

Le Cambodge, c'est le royaume des túk-túks. En fait, c'est une moto avec une remorque à l'arrière. C'est vraiment l'fun et tu peux embarquer plusieurs dedans...

Les túk-túks, il y en a en Thaïlande et au Laos aussi... C'est le même principe, mais la machine est un peu différente... Same same, but diferent...

En Thaïlande, du moins dans le nord, il y a les trucks. Ce sont des camions avec une boîte couverte. Selon les villes, la couleur des camions diffère. Le principe est le même qu'un taxi collectif, CAD qu'il faut demander au chauffeur si il peut t'amener là où tu veux aller. Si c'est sur sa route, il va accepter. Il va peut-être embarquer d'autre monde en chemin, ce qui fait que ton trajet peut être plus ou moins long.

Ce qui est bien avec ce genre de transport c'est qu'il y en a partout, tout le temps...

Partout?

Sauf à Chiang Rai en basse saison...

J'ai rencontré Alex une anglaise à Chiang Mai et nous avons décidé de nous rendre à Chiang Rai (je sais, le nom est presque pareil, mais c'est pas la même chose). Chiang Rai, c'est au nord est de Chiang Mai.

La madame de notre "guesthouse" nous a conseillé d'aller voir un temple assez fameux qu'ils appellent le "white temple" à 13 km de Chiang Rai.

La consigne est simple...
Tu prends un "blue truck" pour te rendre et pour revenir, tu arrêtes un autobus sur la route... Simple!

On s'est rendu sans problème... Mais il y avait pas d'autobus pour nous ramener. On est restées pognées une bonne heure sur le bord de l'autoroute à attendre un autobus qui n'est jamais arrivé... "it is because it is low season"

Finalement, on a vu un truck bleu stationné sur le bord de la route. On a trouvé le chauffeur, qui avait terminé sa journée, et on lui a offert le gros prix pour nous ramener.

Le lendemain, on a eu la brillante idée de se rendre à Mae Salong, un trou sur le bord de la frontière chinoise (dans le triangle d'or). Selon mon Lonely Planet, il y a des autobus entre Chiang Rai et Mae Salong jusqu'en fin d'après-midi.

"Usualy yes, but now it is low season, they stop at 1PM"

Evidemment, tu apprends ça, il est déjà trop tard!

On est restées pognées à Mae Salong (à 2h30 de route de Chiang Rai, dans un trou où il y a rien). On a appelé la gentille madame du "guesthouse". Elle nous a envoyé un "green truck". Ça nous a couté une "fucking big pile of money" pour revenir...

C'est l'endroit dans mon voyage oú je me suis sentie le plus loin de chez moi... Au milieu de nulle part...

La morale de cette histoire:
Pas obligé d'aller dans des trous en basse saison...

Ça m'a laissé un petit goût amer dans la bouche alors je suis rentrée a Chiang Mai.

J'y ai atteint une autre de mes limites dont je vous reparlerai bientôt... Pour le moment, il est tard, et je retourne jouer avec les éléphants demain!

Bonne nuit!




vendredi 20 avril 2012

Thailande; pays des elephants

Boonam






Je suis à Chiang Mai, en Thaïlande. C'est pas particulièrement beau, mais il y a plein de choses à faire et c'est très cool comme ville.

Avant même de partir pour l'Asie, je savais que je voulais faire ça. J'ai réservé une journée de treking à dos d'éléphant. Puis plus les jours ont passé, plus je me suis sentie petite... C'est quand même fucking gros un éléphant...

Quand "Boonnam" ma femelle de 25 ans est arrivée devant moi avec son petit, elle m'a étudiée longuement, j'ai tendu la main, j'ai flatté sa trompe et je lui ai demandé de faire attention à moi. Elle a sûrement rien compris, surtout que je lui ai parlé en français. Je lui ai donné une banane qu'elle a engouffrée en deux secondes...

J'ai eu l'impression d'être une souris qui essaie de monter sur le dos d'un chien...

Le mahout (son maître et entraineur) l'a fait se coucher par terre, mais même couchée, elle était plus grande que moi... Il a fallu que les mahouts me poussent pour que je puisse enfin m'asseoir sur son cou...

C'était la première fois que je touchais un éléphant.

Puis elle s'est mise debout... Wow! Puis elle s'est mise à marcher, tranquilement dans des petits petits sentiers...

Le trek a duré quelques heures, nous avons pris un bain de boue et nous avons joué dans la rivière...

Je suis tombée amoureuse des éléphants...

C'est un animal calme, intelligent et fort. C'est dépourvu de malice, c'est gourmand et c'est joueur. Ça a un regard intelligent et tu as l'impression que ça sourit...

J'ai fini la journée épuisée, sale et heureuse. J'ai eu envie de recommencer...

Je n'oublierai jamais la journée où je suis montée sur le dos d'un éléphant...

Á bientôt,

AM







dimanche 15 avril 2012

Survivre au nouvel an!





Luang Prabang, c'est comme un gros parc Disneyland, sauf qu'au lieu d'être des manèges pis des filles habillées en Cendrillon, c'est des bâtiments classés patrimoine mondial et des moines têtes rasées avec des tuniques oranges...

Il y a pas grand chose à faire ici, à part flâner, sourire, manger des pâtisseries et prendre des photos de temples.

En d'autre mots, c'est superbe, et c'est juste un peu trop beau pour être vrai... Je doute que cette ville soit vraiment représentative du Laos, mais après mon expérience au Cambodge, ça me fait du bien ce petit tour au pays des merveilles...

C'est bucolique, les laotiens sourient tout le temps, ils sont gentils et réservés...

Quand ce n'est pas le nouvel an...

La chance toi! C'est le nouvel an au Laos et au Cambodge. Le plus gros party de l'année (ça dure trois jours et c'est vraiment intense).

À cette occasion, c'est le "water festival". Ça veut dire que de midi à 18h (officiellement), il y a des enfants qui attendent sur le bord de la rue avec des sceaux d'eau. Ils arrosent n'importe qui, mobylettes, bicyclettes et miss Anne qui s'est promenée avec sa caméra dans un ziploc. C'est l'équivalent de Marine Land, low budget.

Au début, c'est assez soft. Puis plus les jours avancent, plus les adultes et la Lao Beer s'en mêlent. Ça devient un peu plus hard et de moins en moins propre... Et quand le party "pogne", là ça devient carrément sale...

À un moment, j'ai reçu un plein sceau d'eau d'un camion qui passait. Je me suis choquée, et j'ai été m'acheter un "gun" à eau.

J'ai investi... Pas un petit pistolet à la James Bond, mais un gros canon à la Rambo (mais de fille, parce qu'il était rose avec des moutons dessus, Rambo le sien il manquait de style, je trouve). J'étais déterminée et j'avais les yeux remplis de vengeance... Je me suis pointée sur le champ de bataille...

Erreur...

Ils n'ont fait qu'une bouchée de moi et de mon AK 47 rose (faut dire que j'ai pas trop la "shape" de Stallone). En bande, je n'avais aucune chance. J'ai reçu de l'eau de toutes les couleurs, de la fécule de maïs. Ils ont pris de la suie grasse de wok et m'en ont mis partout dans le visage... Et ils m'ont volé ma Kalashnikov à moutons.

Enfin, ils m'ont mis une bière dans les mains et m'ont souhaité "bonne année!".

Sympathiques!

Je suis restée un bout de temps avec eux... Puis, lorsque les gars habillés en filles sont arrivés, qu'ils se sont mis à mimer des positions scabreuses et qu'une fille a essayé de m'embrasser deux fois, je me suis dit qu'il était temps que je quitte, que le party s'en venait un tit peu trop "wild" pour moi...

Il était 3hr de l'après midi...

J'ai remonté la rue, des gens m'arrêtaient pour prendre des photos, d'autres couraient après moi avec de l'eau et du savon (mais la graisse de wok ça exige une vraie douche et pas mal de patience).

Puis, j'ai croisé une famille de chinois qui m'a invitée à boire une bière avec eux. J'ai pris un verre, puis je suis rentrée à mon "guesthouse"...

Ils ont trouvé ça très très drôle...

Je me suis lavée longtemps...

C'était la première des trois journées de fête... Il en restait encore deux...

Le lendemain, j'ai assisté à la parade de Miss Lao (oui oui!) et je suis rentrée directement au"guesthouse". J'ai quand même eu le temps de recevoir de l'eau orange et de la fécule de maïs. J'ai réussi à me sauver de la suie et de la gouache... J'ai choisi la fuite, d'autant plus que je n'avais plus d'arme...

Hier, je ne suis pas sortie. La fête a duré toute la journée. Je m'étais acheté un sandwich, de la bière et de l'eau, et j'ai regardé TV5 (j'ai vu le téléjournal avec Pascale Nadeau).

Aujourd'hui, retour à la normale. Les laotiens sont redevenus "low profile"... Je peux sortir ma caméra de son ziploc et mettre mon T-Shirt blanc...

J'ai survécu au nouvel an!

Je pars d'ici demain pour la Thaïlande,

Laotiens, je vous aime!

Rambo et ses brebis égarées...